Le mouvement

Salut la Cie,

Comme promis, le petit billet pour parler de mon avenir, ou du moins, de celui des projets en cours…

Là, en principe, comme beaucoup de mes camarades, je peux sauter une ligne et la laisser vierge ou mettre un énorme panneau avec écrit dessus « il n’y a pas d’abonné au numéro que vous avez demandé ».

Ce serait un peu mentir et moi sans aucun projet, c’est comme un requin qui ne nagerait pas. C’est la seule bulle d’oxygène qui parvienne à me faire espérer des jours et des nuits meilleures. Sans m’étendre sur la situation actuelle, ni sur les décisions gouvernementales qui nous donnent l’impression de vivre dans une pièce de Ionesco sous LSD, toute la profession vit dans un brouillard étrange. Partagée entre grands espoirs et la tentation de prendre la boite d’antidépresseurs d’un coup, la mélancolie (la maladie, pas le truc de poète, hein) s’installe durablement.

Clairement, il y a des morts et il va y en avoir bien plus qu’on ne croit. Quand la fin de la pause va sonner, ceux qui ont « la carte » vont déjà s’entretuer pour prendre la place. Alors, pour les plus modestes, on risque de faire un remake de « Walking dead » chez « Mad Max ».

Bref.

Pour ma part, je ne crois qu’au mouvement, la seule chose qui nous différencie des décédés. Qu’il soit intérieur pour créer ou dehors pour continuer à œuvrer de sculpter nos arts respectifs, le mouvement donne une direction, un sens à tout. Chez moi, dans la tête lourde de ces mois passés à espérer pouvoir aller au bout de ma création, des envies – pour ne pas dire « des besoins » – d’écrire et d’isolement sont en train de manifester devant ma paresse. Oui, j’écris « isolement » dans cette période où nous le sommes, contraints. Le mien se veut volontaire, voilà tout. Et oui, j’écris « ma paresse », parce que je le suis, paresseux, voire fainéant, même après 73 pièces d’écrites et plus de la moitié mises en scène. Je te jure qui si je pouvais passer ma vie à poncer les jeux vidéos et me faire des escarres sur le derrière à finir Disney+, je le ferais. Une chance pour moi que je sois un âne. Et que mon cerveau balance devant moi une carotte du style « tu finis ça et t’auras le droit de jouer, de regarder des films autant que tu veux pendant trois jours non stop en ruinant une Ben & Jerry’s Peanut butter ».

Franchement, si j’étais pas si fainéant, j’aurais fini l’encyclopédie de Novalis. (et ça, c’est une vanne référencée philosophie romantique allemande ; pour vous faire gagner du temps, je vous laisse un lien ICI, me remerciez pas).

Bref. On avait dit un « petit » billet. Combien êtes-vous à lire jusqu’ici d’ailleurs ?

Pour « Suivant les pointillés », nous avons la chance d’avoir Joseph Aragone (et l’ami Claude Monnoyeur) et Thalia Prod qui nous ont pris sous leur aile pour une tournée future, quand on pourra donc. De mon côté, je suis en formation depuis un mois sur mon logiciel de montage pour rendre jolies ces captations que nous avons pu faire en janvier. Et franchement, pour 2mn de rendu, c’est 4h de boulot pour moi, mais c’est une façon de continuer de travailler à cette aventure et j’en suis heureux. Pour voir déjà quelques images, je t’invite à venir sur ma chaîne Youtube en cliquant ICI pour arriver directement sur la playlist de la pièce. Dès que des dates arrivent, je les communiquerai sur mon site, pas d’inquiétude.

Pareil pour « Joyeux anniversaire quand même » que nous sommes censés monter à Sarcelles courant mars avec une date de représentation le 14 mars à la salle Jacques-Berrier. On avance dans le brouillard, comme précisé plus haut. Mais pareil, j’en parlerai dès que tout pourra être confirmé…

D’autres choses se préparent, mais je n’ai pas la main dessus et il est un peu trop tôt pour en parler ici, mais une belle pièce (je crois) « La vie est une fête », est entre les meilleures mains possibles et devrait bientôt, au printemps, avoir ses premières lectures publiques.

La prochaine grosse actualité va avoir lieu sur le site même. Sur la page Boutique, il va y avoir des premières offres, qui vont s’adresser aux comédiennes et comédiens pour leur proposer des séances de coaching et d’accompagnement sur du plus ou moins longs termes. Il y aura autant de préparation à un casting, qu’à une audition ou un rôle. La finalité dans les années à venir, j’annonce, pour ouvrir un cours (quand la France sera vaccinée en 2032).

De plus, vous pourrez aussi acheter des livres des éditions Eclats d’Encre directement ici, avec la dédicace qui va bien, évidemment ! S’en suivront aussi une section abonnés et des formations en ligne, mais j’y reviendrai en temps et en heure.

Pour le moment… J’ai un pot de Ben & Jerry’s qui m’attend…

Ah ? Non, on me dit que non.

Merci d’avoir lu jusqu’ici ce petit mouvement, d’autres à venir. Prends soin de toi.

Photo Emilie Deville

Auteur : Lilian Lloyd

Auteur, metteur en scène, scénariste, comédien, compositeur pas encore mort (1973-2000 et des poussières)

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